Vive le Logiciel Libre, mais Merci aux Logiciels Propriétaires

J’ai souvent participe à de nombreux échanges sur le récurrent débat quand au choix  Logiciels Libres / Logiciels Propriétaires. J’ai donc fini par éprouver le besoin de livrer mon avis sur cette question en me basant sur ma propre expérience que je partage en 3 grandes périodes: Avant 2000, de 2000 a 2010 et à partir de 2010.

 

Avant 2000

J’ai personnellement découvert l’informatique à travers des solutions propriétaires. D’abord les systèmes d’exploitation qui encore multiples avant la fin des années 80 se sont réorganisés pour laisser quelques grandes familles liées à des éditeurs précis:

  • mini et mainframes: systèmes UNIX( BSD, AIX, HP/UX, SunOS, SOLARIS, Linux…) VMS (DEC, HP, VAX…) IBM (OS/360, OS/390, OS/400…)
  • micro: MS-Dos, Windows, MacOS, Linux

Avec le boom de l’informatique personnelle dans les années 1980 avec surtout la sortie du Compatible PC de IBM, le PS/2, le système d’exploitation MS-DOS a pris de l’ampleur. Au milieu des années 1990, les Compatibles PC commencent à dominer le marché des micro ordinateurs personnels avec les systèmes d’exploitation de  Microsoft, MS-Dos et Windows qui essaie d’apporter aux PC la convivialité d’une interface graphique déjà appréciée chez les utilisateurs de machines Apple, MacIntosh.

La plupart des micro ordinateurs sont alors livrés avec le système d’exploitation: le couple Ms-DOS/Windows pour les Compatibles PC et Mac System X pour les Apple MacIntosh. Les autres micros ordinateurs, Commodore Amiga, Atari ST/E/F qui ne sont pas Compatibles PC sont livrés avec des systèmes d’exploitation propriétaires pour la plupart.

Les grands éditeurs sont alors de très grandes sociétés qui embauches des centaines voir des milliers d’ingénieurs pour travailler sur des solutions logicielles et/ou matérielles qui vont définir l’avenir de l’informatique personnelle mais aussi en entreprise: Microsoft, Novell, Apple, Oracle, IBM, Borland, Adobe, SCO, Sun, Symantec, CA, CISCO….

 

Pour les différents logiciels, ce sont encore les éditeurs qui proposent des ensembles pour la bureautique, le graphisme ou d’autres utilisations précises de ces nouveaux outils. Mais les communautés de développeurs se forment puis grandissent et des petits programmes sont distribués sous principalement 2 formes:

  1. shareware (partagiciel): les logiciels sont proposes à l’utilisation pendant un moment donne avec souvent des fonctionnalités limitées ou réduites. Pour avoir une version complète et définitive il faudra s’acquitter d’un montant généralement peu élevé.
  2. freeware (gratuitciel): les logiciels sont gratuits mais souvent truffes de publicités ou d’invitations a contribuer volontairement a financer le développeur.

Les principaux éditeurs ne restent pas inactifs et proposent pour la plupart des versions d’essai de leurs grands titres. Ainsi on peut utiliser la version complète d’un logiciel mais pendant une période limitée au bout de laquelle il faut en faire l’acquisition pour pouvoir continuer à en profiter.

C’est aussi en ce moment que le système d’exploitation Linux, sous licence GNU apparait dans le monde de la micro informatique et commence son ascension fulgurante. Richard Stallman et Eben Moglen, les premiers rédacteurs de la GNU GPL et grands prêtres des Logiciels Libres ont ainsi créé un nouveau front contre les éditeurs de logiciels propriétaires. De nombreux développeurs et passionnés s’engouffrent alors dans cette faille et mettent en place alors une communauté qui s’en va grandissant.

Les logiciels Libres sont d’abord une affaire de passionnés avant que l’engouement général ne s’approprie ce qui est devenu une philosophie. Avec en plus le développement d’internet, les échanges au niveau de la communauté deviennent plus faciles et surtout plus rapides. La collaboration qui se limitait au niveau des centres R&D des éditeurs s’étend maintenant au monde entier. La position géographique ou la nationalité n’empêchent pas des projets de naitre et se développer. Les logiciels libres commencent à s’attaquer à tous les types de logiciels qui étaient encore sous peu les domaines réservés de grands éditeurs.

 

De 2000 a 2010

Internet se développe à très grande vitesse. Les anciens BBS qui étaient utilisés pour les échanges de logiciels entre passionnés sont rapidement supplantes par le Peer-2-Peer qui permet de télécharger directement un fichier à partir d’un autre ordinateur d’un utilisateur connecté à Internet. La communauté du Logiciel Libre profite énormément de ce boom d’internet pour atteindre le maximum d’utilisateurs de l’outil informatique. Le système d’exploitation Linux, encore peu orienté utilisateur standard commence à faire une entrée remarquée dans les entreprises. Les grands éditeurs de solutions commerciales commencent à développer (porter) leurs principaux produits sur le nouveau système.

De plus au niveau de Linux, les nombreuses variantes qui sont appelées Distributions parties du monde du Libre se font pour certaines des versions obéissant aux conditions des Logiciels Propriétaires. Des versions estampilles “Entreprise” sont commerciales et des versions dites OPEN restent dans la ligne des Logiciels Libres avec souvent une fois de plus des modifications au niveaus des licences. Par exemple: Redhat deviendra RedHat Enterprise et Fedora, Suse donnera Suse Enterprise et OpenSuse…..

Au niveau du poste client, c’est le boom incontesté de Microsoft et de son Système Windows dont l’énorme succès de la version 95 lui permet au fil des ans et de pratiques pas toujours conventionnelles de dominer largement l’environnement de la microinformatique. Apple quand a lui fait une traversée du désert et ne recommence a pointer qu’au retour d’un certain Steve Jobs au début de la décennie 2000. La décennie 2000-2010 voit le boom du logiciel libre qui se répand dans toutes les catégories autant pour une utilisation personnelle qu’une utilisation en entreprise: système d’exploitation, suite bureautique, progiciels, multimédia, internet, graphisme, serveurs, sciences… De nombreuses listes de correspondances Logiciels Libres – Logiciels proprietaires existent d’ailleurs.

L’apprentissage de l’outil informatique dans les pays sous développés devient une cause des grands organismes internationaux et naturellement le PC sous Windows fait son entrée dans des centres communautaires, des écoles et centres de formation autant en Afrique qu’ailleurs ou ceci n’était pas encore le cas. En Afrique de l’Ouest c’est le développement des grandes écoles professionnelles privées qui en majorité intègrent l’outil informatique dans leurs cursus. C’est encore une fois l’Informatique a la sauce “Logiciels Propriétaires” qui connait une expansion.

 

A partir de 2010

Internet dans son usage évolue énormément. L’ère est aux réseaux sociaux et a un éclatement/partage des ressources. De plus, l’utilisation traditionnelle de l’ordinateur personnel qui est devenu surtout portable tend a se déporter vers les nouveaux périphériques mobiles par excellence: les téléphones intelligents ou smartphones et les tablettes tactiles ou Tablets. C’est le grand retour de solutions propriétaires qui se cachent derrière des solutions libres: il est désormais très courant de voir que chaque grand éditeur pour ne pas rester en marge de cette philosophie du Libre, “offre” l’un de ses produits a la communauté bien sur en trouvant un compromis sur sa licence qui n’est pas pas vraiment GNUGPL. Ainsi d’autres grands noms ont défini d’autres types de licences qui bien que faisant partie de la grande famille du logiciel libre ne sont pas pour autant conformes a l’idée originelle du GNU GPL.

De plus le développement de l’informatique mobile a vu l’apparition de nouvelles plateformes combinant systèmes d’exploitations et banques de logiciels ou applications: iOS / AppStore, Android / Google Play , WindowsPhone / MarketPlace. Meme si ces depots d’applications, regorgent de nombreuses applications gratuites, il faut reconnaitre que celles qui sont distribuées sous licence libre sont très très rares.

Alors, faut-il craindre un coup d’arrêt au développement du Logiciel Libre pour l’utilisation personnelle? Ce serait prématuré de se prononcer ainsi. Le logiciel libre s’efforce de proposer une alternativeaux systèmes d’exploitation mobiles. Et surtout, le système Linux continue son avancée au niveau des systèmes serveurs en Entreprise.

Dans les pays en développement, il faut reconnaitre que les énormes améliorations au niveau de l’ergonomie, la simplicité et la robustesse des systèmes d’exploitations Libres, Linux en tête en font une alternative sérieuse que de nombreuses institutions (écoles, administrations) n’hésitent plus a choisir autant pour les serveurs que les postes clients. De plus il faut noter un cout de déploiement souvent beaucoup plus bas.

Les Logiciels Libres accompagnent indiscutablement le développement de l’informatique donc d’Internet depuis leur apparition. Seulement il faut reconnaitre aux Logiciels Propriétaires leur caractère de pionnier et de référent. D’ailleurs certaines solutions propriétaires ont nécessite une telle débauche de ressources pour leur développement que pour le moment elles ne peuvent simplement pas avoir d’équivalent en Logiciel Libre.

Alors, Vive le Logiciel Libre, mais Merci aux Logiciels Propriétaires.

 

 

 

Opensource medical devices

Last week, during a flight, I’ve come accross a nice article about Opensource Medical Devices. I’ve never heard about it before. So I decided to search this interesting topic and learn a little more.

My first concern was: is it relevant to go opensource for such a critical usage? Med devices such as PaceMaker, Drug Infusion Pump are powered by software written in thousands (80,000 and 170,000) of lines of code. An MRI (Magnetic Resonance Imaging) is said to require around 7 million lines of code. This is huge and sounds very complex. These software are just like other ones. They may experience bugs and any other failure. This is inherent to any computer program. Even software used by NASA to go to the moon have experienced bugs during the Appollo program.

Opensource Medical Device

On the other hand, opensource is the way now. Why shouldn’t it be applied to the healthcare? Why not benefit from the huge opensource community developpers? For this point, it is interesting to see all contribution made to Healthcare by the opensource community.  Shahid N. Shah is an internationally recognized and influential government technology and healthcare IT thought leader and writer who is known as “The Healthcare IT Guy” across the Internet. I read his blogs and posts and came to the final idea that this opensource model applied to healthcare is yet to grow and to be more critical.

Just to rise the importance of the topic, The first Open-Source Medical Devices (OSMD) Conference was held at the Morgridge Institute for Research/Wisconsin Institute for Discovery at the University of Wisconsin–Madison on December 1, 2011.

In the USA, powerful the FDA is going open and is working with other organizations to set open standards for interconnecting devices from different manufacturers. This would mean that, say, a blood-pressure cuff could instruct a drug pump to stop delivering medication if it sensed that a patient was suffering an adverse reaction.

Open Source Surgical Robot

But open source medical devices already exist: an open-source surgical robot called Raven, designed at the University of Washington in Seattle, provides an affordable platform for researchers around the world to experiment with new techniques and technologies for robotic surgery.

Open source medical devices should be the next great challenge in the healthcare industry. should it benefit the whole world as opensource software, it would be a wonderful contribution of the community to the World.

In the meantime, there are moves afoot to improve the overall security and reliability of software in medical devices. America’s National Institute of Standards and Technology has just recommended that a single agency, probably the FDA, should be responsible for approving and tracking cybersecurity in medical devices, and the FDA is re-evaluating its ability to cope with the growing use of software. Such changes cannot happen too soon. “When a plane falls out of the sky, people notice,” says Dr Fu. “But when one or two people are hurt by a medical device, or even if hundreds are hurt in different parts of the country, nobody notices.” With more complex devices, more active hackers and more inquisitive patients, opening up the hidden heart of medical technology makes a great deal of sense.

Readings: Economist.com PopularMechanics.com